COMPARATIF BANQUE, COMPARATIF GRATUIT DES OFFRES BANQUE.
Une banque est une entreprise qui gère les dépôts et collecte l’épargne des clients, accorde des prêts et offre des services
financiers. Elle effectue cette activité en général grâce à un réseau d’agences. Elle utilise
de plus en plus d'autres canaux de distribution : opérations par internet, accords avec les commerçants
pour le crédit à la consommation et
le paiement par carte, guichets automatiques dans des
lieux publics, publipostage,
centres d'appel… Cette institution financière doit posséder une licence pour pouvoir exercer,
laquelle est délivrée par un État et validée par des institutions
spécifiques.

Le mot banque apparaît dans la langue française au XVe siècle. Les banquiers lombards du nord de l’Italie accomplissaient leur travail dans des lieux
ouverts et s’installaient sur des bancs, d’où dérive probablement le nom.
Les trésoriers du Temple ont disparu avec lui ; d’autres, tels
les Médicis, ouvrent des
établissements bancaires dans les grandes villes, qui agissent en ambassades, et même deviennent les
financiers des souverains.

Peinture du
XIVème siècle representant une forme d'activité bancaire
- L’activité de changeur de monnaie s’était développée face à la prolifération des
devises au
sortir du bas Moyen
Âge. Les princes d’Europe ont besoin
de ces devises autant que d’épices orientales pour financer les États et les
conflits incessants : le florin a un
cours extraordinaire. Auparavant, le dogme chrétien avilissait le contact avec
l’argent.
- Se produit alors, avec l’essor du commerce pratiqué par les républiques
maritimes italiennes (les galères de la
république de Venise ont des échanges
actifs avec la Hanse), l’ouverture de
sociétés commerciales dépassant les comptoirs : la première bourse
voit le jour à Bruges, son nom vient de
la famille Van der Buerse.
- Enfin, l’activité de crédit,
jusqu’alors exercée par la communauté juive
compte tenu de la prohibition évoquée ci-dessus, cesse d’être tenue par elle
seule. Les Églises ouvrent des monts de piété permettant aux miséreux
de convertir leurs biens en espèces
sonnantes et trébuchantes.
De la convergence de ces trois activités financières est né le monde
contemporain de la banque, par concentrations successives.
Voir aussi l'historique des banques françaises, ainsi qu'un musée
virtuel
Rôles
La Dansk Bank, banque
danoise à Copenhague (Danemark)
Les banques, non seulement exercent le « commerce de l’argent », mais sont
également les organismes qui produisent de la monnaie. Selon l’adage « les crédits font les dépôts »,
tout crédit accordé par une banque augmente la masse monétaire en créant un dépôt
bancaire (monnaie scripturale) de montant équivalent,
et tout crédit remboursé réduit la monnaie en circulation.
Les banques jouent un rôle économique très important dans les sociétés
capitalistes. Elles contribuent (de même que les marchés financiers) à orienter l’argent
de ceux qui en ont momentanément trop vers ceux qui en ont besoin et présentent
des garanties suffisantes. Elles ont un grand rôle dans la sélection des projets en fonction de leurs perspectives
économiques. Leur rôle peut être comparé à celui du cœur dans un corps humain
qui distribue le sang riche en oxygène vers les organes.
Elément clé de l’économie d’un pays, chaque banque est soumise à une
supervision assez stricte par une autorité de tutelle, afin de vérifier la
solidité de l’établissement financier par rapport aux risques auxquels ses
opérations l’exposent :
- Risque de
crédit
- Risque de
marché
- Risque pays
- Risque
de liquidité
- Risque
opérationnel, défini par le Comité de Bâle
Etant donné les relations financières qu’entretiennent les banques au sein du
système bancaire, la faillite d’une
banque peut entraîner par effet de dominos, celles d’autres banques, qui, faute
d’avoir été remboursées par la banque défaillante, seraient à leur tour
incapables de faire face à leurs engagements. Ce scénario catastrophe pour le
système bancaire, aussi appelé risque systémique, entraînerait une
contraction immédiate des crédits et une entrée en crise économique du pays
faute de financements. Le régulateur oblige donc à respecter certains ratios financiers afin
de limiter ce risque. Le plus connu est le ratio d’adéquation des fonds propres
le ratio Mac Donought (anciennement ratio Cooke), récemment remis à jour dans le cadre
des directives Bâle II, qui
oblige les banques à un niveau de fonds propres minimum pour assurer les
engagements de la banque.
Certains pays organisent un fonds interbancaire de garantie, permettant de
rembourser les clients de la banque.
Modèle économique
Le chiffre d’affaires des banques, appelé produit net bancaire, provient
- des charges financières (les agios) sur les opérations,
- des commissions sur les services financiers (cartes bancaires, etc.)
- des intérêts perçus en plaçant et prêtant l’argent déposé par leurs clients.
Types de banques
L’ensemble des banques, chapeauté par la banque centrale, forme le système
bancaire d’une zone monétaire.
On distingue ainsi différents types de banques selon leur rôle :
- la banque
centrale, comme la Banque de France, la Banque du Canada, ou
la Banque centrale européenne, a
pour rôle
- de réglementer et superviser les opérations des différentes banques, en
veillant notamment à leur solvabilité à l'égard des déposants,
- et en particulier de superviser la production de monnaie par ces banques, et d’en réguler l’usage par le
biais des taux d’intérêt directeurs. La théorie économique y voit un moyen de
réguler la croissance, via l’incitation à
l’épargne ou à la consommation, et d’agir sur l’inflation.
- les banques de dépôt (en anglais :
commercial banks) travaillent essentiellement avec leurs clients,
particuliers, professionnels et entreprises, reçoivent des dépôts, accordent des
prêts et sont traditionnellement séparées entre
- banques de
détail, (en anglais : retail banks) destinées aux particuliers, aux
professionnels et aux PME (petites et moyennes
entreprises)
- et banques
d’affaires, (en anglais : wholesale banks) destinées aux moyennes et
grandes entreprises
- mais il s’agit là souvent de deux départements de la même banque. Comparatif banque, comparatif gratuit des offres banque.
- les banques d’investissement (en
anglais : investment banks) travaillent essentiellement sur les marchés
financiers. De plus en plus, les banques de détail et d’investissement sont
de simples filiales de groupes bancaires diversifiés, qui souvent
s’occupent aussi d’assurance et d’autres activités financières. Fréquemment,
ceux-ci rattachent à la filiale banque d’investissement les activités dites de
banque d’affaires.
Aux États-Unis, une
incompatibilité a été créée par le Banking Act de 1933, plus connu sous le nom de Glass-Steagall
Act, entre les activités de :
- banque commerciale, qui reçoit les dépôts et qui effectue des prêts
- et banque d’investissement, qui réalise des opérations sur titres et
valeurs mobilières.
Adoptée à l’apogée de la crise économique de 1929, cette loi visait à
interdire la répétition de ce qui, à l’époque, était perçu dans l’opinion comme
l’une des causes de la bulle boursière : la spéculation sur les actions par les
banques de détail. Battu en brèche depuis la dérèglementation des marchés
financiers américains le 1er mai 1975, le
Glass-Steagal Act est tombé progressivement en désuétude et a fini par
disparaître à l’automne 1999 pour permettre
la constitution aux États-Unis de grandes banques universelles, à commencer par
Citigroup.
Par ailleurs, on distingue entre les banques suivant leur
actionnariat.
- Les banques de détail sont généralement soit mutualistes soit commerciales.
- Une banque mutualiste, un système très développé en Europe
continentale, est possédée par ses sociétaires, qui sont souvent ses
clients. C’est un régime qui provient de l’esprit coopératif initié notamment
par le milieu agricole (voir coopérative et mutualité, voir également Caisse
d'épargne).
- Les banques commerciales sont des sociétés dont le capital est détenu
par des actionnaires et qui
sont généralement cotées en Bourse
- Il existe néanmoins des systèmes mixtes de banques mutualistes ayant
une partie de leur capital sous forme d’actions cotées en bourse. C’est le cas
en France du Crédit
agricole, lequel par ailleurs est propriétaire du LCL (Crédit Lyonnais), une société par actions, et de
filiales et participations diverses en France et à l’étranger.
- En Allemagne, où cette
particularité est due à la nature fédérale de l’État, il existe une troisième
catégorie de banques de détail, celle des Landesbanken, dont
l’actionnaire principal est un Land, et dont
le statut est en train de changer pour se conformer aux règles de la concurrence
en Europe.
Enfin, il existe des banques spécialisées dans un segment d’activité
spécifique, souvent issues d’une ancienne règlementation spécifique ou, en
France, de la distribution dans le passé de certains « prêts bonifiés » :
- banques spécialistes du crédit à la consommation,
- ou au contraire, banque spécialisées dans la gestion de fortune,
- banques spécialisées dans le crédit immobilier,
- banques spécialisées dans le crédit-bail aux entreprises,
- banques spécialisées dans le financement d’une activité économique
particulière (agriculture, cafés-restaurants, commerce de l’art, pétrole, etc.).
Dans chaque pays, il existe un ou plusieurs organismes professionnels qui
représentent les banques, parfois selon leur type. La Fédération bancaire
française est l’organisation professionnelle qui représente toutes les
banques installées en France : commerciales, coopératives ou mutualistes,
françaises ou étrangères.
Autorités de régulation
Les établissements financiers sont soumis à l'autorité de différents
organismes de tutelle et de régulation, selon les pays et les
réglementations.
En dehors des banques centrales déjà citées plus haut, on
peut relever :
- en Europe
- le CESR, Committee of European Securities Regulators.
- en France
- l'AMF, Autorité des marchés
financiers qui regroupe l'ancienne COB (Commission des opérations
de Bourse) et le CMF (Conseil des marchés financiers) - l'AMF représente la
France au sein du CESR de l'Union européenne
- le CECEI, Comité des établissements de crédit et des entreprises
d'investissement, qui dépend de la Banque de France et est chargé de délivrer les
agréments aux nouveaux établissements
- la réglementation bancaire et financière est quant à elle placée sous la
responsabilité de la Banque de France (auparavant fonction dévolue au Comité de
la Réglementation Bancaire et Financière)
- aux États-Unis
- la SEC, Securities and Exchange
Commission, équivalent de l'AMF française.
- organismes internationaux
- IOSCO, International Organization of Securities Commissions (en
français : OICV, Organisation internationale des commissions de valeurs) qui
regroupe les autorités de marché (l'AMF pour la France, la SEC pour les
États-Unis…)
- la BRI, Banque des règlements
internationaux (en anglais BIS, Bank for International Settlements)
qui est « la banque centrale des banques centrales » et qui est, notamment, à
l'origine des accords de Bâle.
Enfin, plusieurs associations de défense des consommateurs viennent
apporter leur soutien aux clients des banques pour les aider à faire valoir
leurs droits, par exemple en cas de découvert sans avertissement et de
non-respect des procédures (comme la loi Scrivener en France).
Elles peuvent notamment préparer la défense des consommateurs devant les
tribunaux d'instance et assigner une banque devant ces mêmes tribunaux.
Les principales associations de défense des consommateurs face aux banques
sont :
- L'Association Française des Usagers de la Banque (AFUB)
- L'Association contre les Abus des Banques Europeennes (ACABE)
Financement
Les banques permettent aux particuliers de financer leurs projets en leur
octroyant des prêts, soit immobiliers
soit à la consommation. Cette distinction dépend à la fois de l’objet (du bien
financé), du montant et de la durée.
Dans divers pays dont la France, la loi protège le consommateur (loi
Scrivener) en obligeant par exemple la banque à faire figurer des mentions
légales (le TEG, le coût global du crédit,
l’assurance…), en lui laissant un délai de rétractation, ou en fixant un plafond
d’endettement bloquant tout recours supplémentaire au crédit, et qu’il est de la
responsabilité de la banque de vérifier avant tout accord de prêt.
Dans d’autres cas, le but du prêt n’est pas directement de financer un objet
mais plutôt des besoins de trésorerie. Le prêt prend alors très souvent la
forme d’un crédit
revolving, cas des découverts uniquement et non des crédits avec prise
ferme.
Voir aussi Types de crédits bancaires.
Épargne
Les clients peuvent placer leurs liquidités et économies sur différents
comptes et plans, notamment :
- le compte courant
traditionnellement appelé « compte chèques », qui sert de pivot aux mouvements
de fonds du client,
- le livret
épargne, encore nommé compte d'épargne ou encore livret
bancaire, permet d'avoir un capital rémunéré, selon un taux annuel fixé par la
banque auprès de laquelle le livret est ouvert, ou bien directement par l'État,
- le compte rémunéré une variante du
compte courant bénéficiant de versement d’intérêts calculés sur les soldes
hebdomadaires ou mensuels,
- une variété de comptes et plans d’épargne, qui peuvent bénéficier
d’avantages fiscaux sous certaines conditions, par exemple s'ils sont dédiés à
la retraite, à l’accession au logement,
- des comptes-titres permettant d’effectuer les opérations de bourse, et
réceptacles également des fonds d’investissement,
- des formules d’assurance-vie dont certaines permettant la
capitalisation au même titre qu’un plan d’épargne.
Pour le détail voir compte courant et types de dépôts
bancaires.
Moyens de paiement
La banque délivre des moyens de paiement à ses clients (et par
ailleurs encaisse ceux reçus par ses clients) :
- versements et retraits d’espèces à ses guichets
- délivrance de carnets de chèques
- cartes de
paiement
- devises
étrangères
- titres de voyage, échangeables gratuitement auprès d’un choix étendu de
banques internationales, émis en monnaie nationale ou en devises, et bénéficiant
d'une assurance sur le titre.
- elle peut aussi effectuer et recevoir des virements isolés ou périodiques entre comptes du même
titulaire ou d’autres tiers (par ex. : domiciliation de salaire, paiement de
factures d’électricité, abonnements divers…), au moyen d'un relevé d'identité
bancaire comportant l’identification de la banque, du compte et les noms et
adresses de son titulaire, au plan national (numéros RIB, RIP…) ou
international (numéro IBAN en
Europe).
- paiements et transferts de comptes en ligne (Internet, téléphone…) au moyen
de codes d'accès
Services divers
Elle offre enfin des services divers comme l’accès à des coffres, la
souscription et la conservation de titres,
le passage d’ordres de bourse, etc.
Elle commercialise aussi des contrats d’assurance, les deux métiers étant de plus en plus
proches : c’est la bancassurance.
Services aux entreprises
Beaucoup de services offerts aux entreprises sont similaires à ceux offerts
aux particuliers, tels que les financements et les services de paiement et de
placement mais avec des différences de montants, de nombre d’opérations et de
complexité (opérations internationales ou engineering financier par exemple).
Voir à ce sujet banque d’entreprise. Comparatif banque, comparatif gratuit des offres banque.
Banquiers célèbres
- Antoine
Bernheim
- David de
Rothschild
- Guy de
Rothschild
- Michael Milken
La banque en France, quelques chiffres
- 21 milliards de bénéfices nets en 2005 soit plus que TOTAL, EDF, SUEZ et GDF
réunis ;
- des dépenses informatiques équivalentes en volume au reste de l’industrie
française ;
- 2,5% de la population active (420 000 postes directs et 200 000 indirects) ;
- premier embaucheur de France avec 20 000 nouveaux contrats signés chaque
année !
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